Au cœur des campagnes françaises, un mouvement discret mais puissant redessine les contours de l’agriculture locale : l’emploi féminin explose, transformant la terre en un terrain fertile pour l’innovation et la passion au féminin. Ici, pas simplement de la culture agricole, mais une véritable « Cultivée au Féminin » où les Femmes de Terre et autres figures emblématiques telles que AgriFemme ou Terres de Femmes s’emploient à valoriser leurs savoir-faire. Ce secteur, longtemps peuplé de clichés, se réinvente porté par des pionnières qui façonnent aujourd’hui les circuits courts, l’agriculture biologique, et osent des approches durables sous les épithètes évocateurs de Main Verte au Féminin ou Herbagères. Ces aventurières agricoles, de la simple ouvrière aux cheffes d’exploitation, illustrent le paradoxe d’un métier aussi captivant que complexe, soumis à des défis économiques, culturels et sociaux.
Le profil des agricultrices locales : diversité et parcours atypiques au cœur de la ruralité
Derrière l’image traditionnelle de la femme agricultrice, la réalité révèle une mosaïque de profils d’une richesse insoupçonnée. Les Femmes Paysannes qui tracent leur route dans les campagnes ne sont pas seulement les descendantes d’exploitants familiaux. Seulement 46 % d’entre elles proviennent de familles agricoles, faisant ainsi une large place aux nouvelles venues. Un tiers d’entre elles émane d’environnements ruraux mais non agricoles, tandis que près d’un quart a grandi en milieu urbain. Cette diversité se traduit par une part notable de reconversions professionnelles : 37 % des femmes engagées dans l’agriculture locale ont sauté le pas après une première carrière dans d’autres secteurs. Fanny, 22 ans, en est un excellent exemple. Elle a abandonné l’hôtellerie-restauration pour rejoindre une exploitation laitière bretonne en tant qu’ouvrière agricole, prouvant que la passion peut changer de cap à tout âge.
Cette variété de parcours est un signe fort de la vitalité du secteur. Elle témoigne aussi d’un engagement durable : environ 62 % des agricultrices sont installées depuis plus de dix ans, et près de 38 % affichent une expérience de plus de vingt ans, preuve que l’emploi féminin dans l’agriculture locale n’est pas une mode passagère, mais une vocation profonde.
- 46 % sont issues de familles agricoles
- 37 % sont des reconverties professionnelles
- 24 % viennent de milieux urbains
- 62 % ont plus de 10 ans d’expérience dans le secteur
| Type de parcours | Proportion |
|---|---|
| Familles agricoles | 46 % |
| Milieux ruraux non agricoles | 30 % |
| Milieux urbains | 24 % |
| Reconversion professionnelle | 37 % |
La diversité sociale et territoriale comme moteur d’innovation
Cette hétérogénéité sociale et géographique enrichit le secteur de l’agriculture locale. En s’appuyant sur leurs expériences diverses, les agricultrices apportent de nouvelles pratiques et idéaux. Certaines privilégient la permaculture, d’autres optent pour l’agriculture biologique ou les circuits courts, incarnant la tendance agissante incarnée par des collectifs tels que « Les Fermières Locales » ou encore AgriLocal’Elles. Leurs choix révèlent une volonté presque instinctive de redonner vie aux terroirs en valorisant des modes d’exploitation plus éthiques, durables et en phase avec les attentes des consommateurs avertis.
Des motivations profondes : quand passion et engagement riment avec agriculture féminine
Pour 93 % des femmes en agriculture locale, ce métier est avant tout une passion profonde, bien loin de la simple nécessité économique. Leur lien avec la nature est crucial : plus de la moitié (51 %) cite cette relation directe avec la terre et les animaux comme première source de motivation, près de la moitié (47 %) mentionne l’amour du métier. Ce n’est pas qu’un emploi, c’est un style de vie et un engagement authentique. Elles incarnent le courage et la ténacité, reflet d’un ancrage familial et culturel, mais aussi d’une quête personnelle de sens et d’autonomie.
Les agricultrices n’ont pas peur de l’entrepreneuriat : plus de la moitié d’entre elles dirigent une exploitation, innovent sans relâche et adaptent leurs pratiques à un monde agricole en pleine mutation. L’émergence des initiatives telles que « Semences de Vie », qui valorisent la biodiversité et la restauration écologique, est significative de leur rôle moteur dans les innovations agricoles actuelles.
- 93 % considèrent leur métier comme une passion
- 51 % sont motivées par le lien à la nature
- 47 % sont animées par l’amour du métier
- Plus de 50 % sont cheffes d’exploitation
| Motivations principales | Pourcentage |
|---|---|
| Lien avec la nature | 51 % |
| Amour du métier | 47 % |
| Passion générale | 93 % |
| Direction d’exploitation | 50 % |
Innovation au féminin : de l’agriculture biologique aux circuits courts
Les Femmes de Terre révolutionnent le secteur en adoptant des pratiques innovantes, souvent en rupture avec des modèles conventionnels. Le périmètre d’action de ces agricultrices va bien au-delà de la simple culture : elles conçoivent des systèmes en harmonie avec l’environnement, expérimentent la permaculture et développent des réseaux de vente directe. Elles incarnent ainsi la promesse d’une agriculture à la fois locale, responsable et durable. Les Terres de Femmes et AgriFemme, par exemple, illustrent cette dynamique grâce à des programmes de formation et d’accompagnement ciblés.
Les défis persistants pour l’emploi féminin dans l’agriculture locale : reconnaissance et égalité à l’honneur
Malgré leur engagement sans faille, les agricultrices sont confrontées à des obstacles persistants. Un massif 95 % d’entre elles qualifient leur métier de difficile. Plus encore, 87 % déplorent un manque de reconnaissance et 82 % jugent leur rémunération insuffisante, avec un écart salarial moyen s’élevant à 29 % en défaveur des femmes. Ces chiffres soulignent le fossé tenace dans un secteur encore largement marqué par des représentations genrées fortes.
Les agricultrices nouent pourtant des relations majoritairement cordiales avec leurs collègues masculins, mais elles demeurent conscientes des inégalités : 83 % dénoncent ces disparités et 31 % les jugent plus prononcées qu’ailleurs. Cette situation se traduit par une moindre reconnaissance sociale, un soutien limité, et souvent un sentiment d’isolement face à la charge mentale et physique du métier. De plus, la conciliation entre vie privée et professionnelle demeure un casse-tête : 41 % expriment une insatisfaction, atteignant 52 % chez les cheffes d’exploitation, confrontées à des horaires décalés et une forte pression.
- 95 % jugent leur métier difficile
- 87 % trouvent leur travail peu reconnu
- 82 % estiment leur rémunération insuffisante
- 29 % d’écart salarial moyen en défaveur des femmes
- 41 % insatisfaites de la conciliation vie pro / vie perso
| Problèmes majeurs | Pourcentage |
|---|---|
| Difficulté du métier | 95 % |
| Manque de reconnaissance | 87 % |
| Rémunération insuffisante | 82 % |
| Écart salarial | 29 % |
| Insatisfaction conciliation vie pro/perso | 41 % |
Initiatives et collectifs pour une meilleure reconnaissance
Face à ces réalités, des collectifs féminins émergent pour soutenir, fédérer et outiller les agricultrices : « Femmes Paysannes », « Les Fermières Locales », et d’autres réseaux agissent à différents niveaux afin de changer les mentalités et promouvoir l’égalité. Par exemple, des ateliers de partage et des espaces de discussion sont désormais accessibles, ce qui permet de repenser la répartition du travail et la reconnaissance.
Ces groupes jouent un rôle essentiel pour renforcer la cohésion, offrir un soutien moral et professionnel, mais aussi pour peser dans les décisions agricoles et politiques. Cette dynamique collective est un levier crucial pour faire évoluer durablement la place des femmes dans ce milieu encore très masculin.
Un avenir prometteur pour les agricultrices locales : vers une agriculture durable et égalitaire
Malgré les ombres qui planent, la motivation des agricultrices pour poursuivre leur activité reste élevée : 81 % envisagent de rester dans le secteur jusqu’à la retraite. Cette fidélité souligne leur passion et leur attachement à leur métier. Plus encore, l’ensemble de la transition écologique ouvre des perspectives inédites, où les femmes sont à la pointe des initiatives bio et des circuits courts responsables.
Un tiers des exploitations bio est désormais dirigé par des femmes, preuve que les valeurs de durabilité et de qualité sont centrales dans leur approche. AgriFemme et Semences de Vie participent activement à cette mutation, en diffusant des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité et en tissant de solides réseaux locaux favorisant la vente directe.
- 81 % souhaitent poursuivre leur activité jusqu’à la retraite
- 33 % des exploitations bio sont menées par des femmes
- Initiatives majeures : circuits courts, agriculture biologique, permaculture
- Collectifs engagés : Terres de Femmes, AgriLocal’Elles, Main Verte au Féminin
| Indicateurs clés | Valeur |
|---|---|
| Pourcentage d’exploitations bio dirigées par des femmes | 33 % |
| Pourcentage souhaitant continuer jusqu’à la retraite | 81 % |
| Principales initiatives | Circuits courts, permaculture, bio |
| Collectifs actifs | Terres de Femmes, AgriLocal’Elles |
L’événement à ne pas manquer : Salon international de l’agriculture 2025
Du 22 février au 2 mars 2025, le Salon international de l’agriculture à Paris Expo Porte de Versailles mettra en lumière les talents agricoles féminins. Ce rendez-vous incontournable intègre des tables rondes dédiées aux enjeux contemporains, des témoignages vibrants d’agricultrices innovantes et des échanges passionnés au Carrefour des pros de l’agri. Un moment privilégié pour découvrir les forces vives du secteur et discuter de ses grandes transformations.
Questions fréquentes sur l’emploi féminin en agriculture locale
- Quelles sont les principales motivations des femmes pour travailler en agriculture locale ?
La passion, le lien à la nature et l’amour du métier sont au cœur des motivations exprimées par 93 % des agricultrices. - Quels sont les défis majeurs rencontrés par les agricultrices ?
Difficulté du métier, manque de reconnaissance, rémunération insuffisante et inégalités de genre avec un écart salarial moyen de 29 %. - Quels types de parcours amènent les femmes dans l’agriculture ?
Environ 46 % sont issues de familles agricoles, 37 % sont des reconverties professionnelles et 24 % viennent du milieu urbain. - Comment les agricultrices innovent-elles dans leur métier ?
En développant l’agriculture biologique, les circuits courts, la permaculture, et en s’appuyant sur des collectifs comme AgriFemme ou Terres de Femmes. - Quelle est la place des femmes dans l’agriculture biologique en France ?
Un tiers des exploitations biologiques en agriculture locale sont aujourd’hui dirigées par des femmes, marquant une avancée notable dans une agriculture durable.






